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Votre enfant ne fait pas de « bêtises » : il expérimente.

vendredi 25 septembre 2026 · 4 min de lecture

Et si ses « bêtises » étaient surtout une façon d’explorer, de comprendre et d’apprendre ?

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Écrit par l’équipe emy

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Mon enfant fait des bêtises : et s’il expérimentait ? | emy

Renverser son verre, vider un tiroir, jeter un objet encore et encore… Et si, derrière ce que l’adulte appelle une « bêtise », l’enfant était simplement en train d’apprendre ?

Une « bêtise » pour l’adulte, une expérience pour l’enfant

Votre enfant vide la boîte de mouchoirs, met ses mains dans son assiette, ouvre tous les placards ou fait tomber plusieurs fois sa cuillère par terre.

Pour l’adulte, ces comportements peuvent être agaçants et rapidement qualifiés de « bêtises ».

Mais le jeune enfant ne perçoit pas nécessairement la situation de la même manière.

Il découvre son environnement en touchant, manipulant, répétant, observant et testant. Ce sont notamment ces expériences qui lui permettent progressivement de comprendre le monde qui l’entoure.

Lorsqu’il fait tomber sa cuillère pour la cinquième fois, il ne cherche donc pas forcément à provoquer l’adulte. Il peut simplement observer ce qui se passe : l'objet tombe, fait du bruit, disparaît de son champ de vision… puis l'adulte le ramasse.

Et il recommence.

Pourquoi les jeunes enfants répètent-ils autant ?

La répétition joue un rôle important dans les apprentissages.

Un enfant peut ouvrir et fermer une porte de nombreuses fois, remplir puis vider un contenant ou faire tomber plusieurs fois le même objet.

Ce qui semble répétitif à l’adulte lui permet d'expérimenter des relations de cause à effet et d'affiner progressivement ses gestes et sa compréhension.

« Si je lâche cet objet, il tombe. »

« Si je pousse celui-ci, il roule. »

« Si je verse l'eau, elle change de contenant. »

Pour l'enfant, ce n'est pas nécessairement faire une bêtise : c'est faire une expérience.

Il ne cherche pas toujours à « tester » l'adulte

On entend souvent :

« Il me teste. » « Il sait très bien qu'il n'a pas le droit. » « Il le fait exprès. »

Ces interprétations prêtent parfois au jeune enfant des intentions qui dépassent ses capacités du moment.

Un tout-petit peut avoir entendu plusieurs fois une règle sans être encore capable de la respecter dans toutes les situations. Comprendre une consigne et être capable de contrôler son geste sont deux choses différentes.

La curiosité, l'envie d'explorer ou l'impulsion peuvent encore prendre le dessus.

Cela ne signifie pas pour autant que l'adulte doit tout autoriser.

Expérimenter ne veut pas dire tout permettre

Accompagner l'exploration de l'enfant ne signifie pas renoncer aux limites.

Certaines sont indispensables, notamment lorsqu'il s'agit de sa sécurité, de celle des autres ou du respect de l'environnement.

Mais plutôt que d'attendre d'un tout-petit qu'il résiste constamment à ce qui l'attire, l'adulte peut aussi adapter son environnement.

Si un objet est dangereux ou particulièrement fragile, le rendre inaccessible est souvent plus adapté que de répéter continuellement une interdiction.

Et lorsque l'enfant fait quelque chose qui n'est pas possible, l'adulte peut lui indiquer simplement ce qu'il peut faire à la place.

Par exemple, plutôt que de multiplier les « non » :

« Les crayons, c'est sur la feuille. »

« L'eau reste dans la baignoire. »

« Tu peux lancer la balle ici. »

L'enfant reçoit ainsi une information concrète sur le comportement attendu.

Lui proposer un espace où il peut expérimenter

Observer ce que l'enfant cherche à faire permet parfois de lui proposer une expérience équivalente mais adaptée.

Il veut transvaser son verre d'eau à table ? On pourra lui proposer un moment où il peut jouer à transvaser de l'eau dans différents récipients.

Il lance les objets ? On peut lui proposer des balles dans un espace où lancer est possible.

Il vide systématiquement les placards ? Un tiroir contenant quelques objets sans danger peut être laissé à sa disposition.

L'idée est de partir de son besoin d'exploration plutôt que de chercher uniquement à empêcher le comportement.

Changer notre regard sur les « bêtises »

Changer de vocabulaire peut aussi aider l'adulte à changer de regard.

Au lieu de penser :

« Il fait encore une bêtise. »

On peut essayer de se demander :

« Qu'est-il en train d'expérimenter ? »

« Qu'est-ce qui l'intéresse dans cette action ? »

« Comment puis-je lui permettre de poursuivre cette découverte autrement ? »

Cela ne supprime ni les règles ni les moments difficiles. Mais cela permet de considérer le comportement de l'enfant à la lumière de son développement, plutôt que de lui attribuer systématiquement une volonté de désobéir.

Accompagner plutôt que punir

Le jeune enfant a besoin d'un adulte qui sécurise son environnement, pose des limites adaptées et l'accompagne progressivement dans ses apprentissages.

Il va essayer, recommencer, se tromper… et recommencer encore.

Ce que nous appelons parfois une « bêtise » peut simplement être une étape de cette découverte du monde.

Besoin d'en parler ?

Certaines situations du quotidien peuvent néanmoins devenir difficiles à gérer ou se répéter au point d'épuiser les parents.

Sur emy, vous pouvez échanger avec des spécialistes de l'enfance et de la parentalité pour mieux comprendre les comportements de votre enfant et trouver des réponses adaptées à son âge.

Des spécialistes pour vous informer et vous accompagner.

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