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Sommeil

Régression du sommeil à 4 mois : pourquoi bébé dort soudain moins bien ?

Publié le 23 octobre 2026 · 5 min de lecture

Réveils fréquents, siestes écourtées, endormissement difficile… Vers 4 mois, beaucoup de bébés traversent une période de sommeil agité.

emy

Écrit par l’équipe emy

Bébé dans son lit et la pénombre les yeux ouverts

Votre bébé dormait plutôt bien, et soudain les réveils se multiplient ? Ce passage difficile est fréquent, et il est surtout le signe que bébé grandit.

Quand bébé se remet à mal dormir

Pendant les premières semaines, votre bébé avait trouvé un certain rythme. Puis, autour de 3 à 5 mois, tout semble se dérégler : il se réveille plusieurs fois par nuit, s’endort difficilement, ses siestes ne durent plus que 30 à 45 minutes.

Beaucoup de parents s’inquiètent, ou se demandent ce qu’ils ont fait de travers. Rien ! Cette période porte un nom : la régression du sommeil. Elle concerne de nombreux bébés et ne signifie pas que quelque chose ne va pas.

Régression ou progression ?

Le terme « régression » est trompeur. En réalité, ces nuits plus difficiles accompagnent un progrès dans le développement de bébé. Le pédiatre américain T. Berry Brazelton l’avait observé : avant une grande acquisition, les enfants traversent souvent une période de désorganisation passagère, notamment dans leur sommeil.

Que se passe-t-il vers 4 mois ?

Son sommeil change d’organisation

Chez le nouveau-né, le sommeil est simple : il alterne entre un sommeil agité et un sommeil calme, et s’endort souvent directement en sommeil agité. Vers 3 à 4 mois, son sommeil se réorganise et ressemble de plus en plus à celui de l’adulte, avec des cycles comprenant plusieurs phases, dont des phases de sommeil léger.

Conséquence : à la fin de chaque cycle, bébé passe par un court moment de sommeil léger ou d’éveil. Il ne sait pas encore enchaîner seul ses cycles. Il se réveille donc plus facilement, et il a besoin de vous pour se rendormir.

Il découvre le monde

Vers 4 mois, bébé s’éveille de plus en plus au monde qui l’entoure. Il remarque les bruits, les visages, les lumières. Il est plus facilement distrait, et parfois trop stimulé à la fin de la journée.

Il fait de nouvelles acquisitions

Il commence à attraper les objets, à se retourner, à babiller… Son cerveau travaille beaucoup, y compris la nuit. Certains bébés « s’entraînent » même dans leur lit, et se réveillent en ayant roulé sur le côté.

D’autres facteurs peuvent s’ajouter

Un pic de croissance, qui augmente sa faim, les premiers signes de poussée dentaire, ou un changement dans sa vie, comme l’entrée à la crèche ou la reprise du travail d’un parent, peuvent aussi perturber son sommeil à cette période.

Combien de temps ça dure ?

La régression du sommeil dure en général de 2 à 6 semaines. Elle s’atténue à mesure que bébé maîtrise ses nouvelles compétences et apprend peu à peu à enchaîner ses cycles de sommeil.

Et à 8 mois, 12 mois, 18 mois ?

D’autres périodes de sommeil agité peuvent survenir plus tard, elles aussi liées au développement :

  • vers 8 à 10 mois : bébé se déplace à quatre pattes, se met debout, et traverse souvent l’angoisse de séparation. Il comprend que vous existez quand vous n’êtes pas là, mais pas encore que vous allez revenir ;
  • vers 12 mois : les premiers pas, et parfois le passage de deux siestes à une ;
  • vers 18 mois à 2 ans : l’affirmation de soi, la phase du « non », les molaires, et parfois des peurs nouvelles.

Comment accompagner bébé pendant cette période ?

  • Laissez-le s’entraîner en journée : un bébé qui peut explorer librement ses nouveaux mouvements au sol, sur un tapis, a moins besoin de s’entraîner la nuit.
  • Évitez la surstimulation en fin de journée : vers 4 mois, bébé est très réceptif à tout ce qui l’entoure. Un environnement plus calme et tamisé le soir l’aide à décrocher.
  • Ne changez pas tout en même temps : ce n’est pas le bon moment pour un sevrage, un changement de chambre ou une nouvelle organisation.
  • Répondez à ses réveils : pendant cette période de changements, il a particulièrement besoin d’être rassuré.

Pour le reste, les repères habituels de l’endormissement restent valables : un rituel du coucher stable, un coucher dès les premiers signes de fatigue et une présence rassurante. Nous les détaillons dans notre article Laisser pleurer bébé pour qu’il s’endorme seul : faut-il le faire ? (lien).

Et vous, parents ?

Ces semaines de nuits hachées peuvent être éprouvantes, surtout si elles arrivent au moment de la reprise du travail. N’hésitez pas à vous relayer la nuit avec l’autre parent, à accepter l’aide de vos proches et à vous reposer dès que possible. Et rappelez-vous que cette période a une fin.

Quand consulter ?

Consultez votre médecin si votre bébé :

  • a de la fièvre, semble douloureux, ou pleure de façon inhabituelle ;
  • boit moins bien, vomit ou régurgite beaucoup ;
  • ronfle ou fait des pauses respiratoires pendant son sommeil ;
  • dort mal depuis plus de 6 semaines sans amélioration.

Si vous vous sentez épuisé ou dépassé, parlez-en aussi : un professionnel peut vous aider à traverser ce cap.

Vous vous posez des questions sur le sommeil de votre bébé ?

Les experts d’emy peuvent vous accompagner : infirmières puéricultrices, éducatrices de jeunes enfants, psychologues… En visio, par écrit ou en présentiel, trouvez le professionnel qui vous aidera à comprendre les nuits de votre bébé et à retrouver un rythme plus serein. Consultez un expert emy.

Références

  • Marie-Josèphe Challamel, Marie Thirion, Le sommeil, le rêve et l’enfant, Albin Michel.
  • Héloïse Junier, Le sommeil du jeune enfant. Pour les parents qui ne font pas leurs nuits, Dunod, 2025.
  • T. Berry Brazelton, Points forts. Les moments essentiels du développement de votre enfant, Stock.
  • Site officiel 1000-premiers-jours.fr, rubrique « Le sommeil de bébé ».

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