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Mon enfant de 2 ans ne parle pas encore : faut-il s’inquiéter ?

mardi 13 octobre 2026 · 5 min de lecture

Votre enfant de 2 ans dit encore peu de mots ? Pas de panique : voici les repères, les signes qui doivent alerter et ce qui peut vraiment l’aider.

emy

Écrit par l’équipe emy

Un petit garçon de profil, bouche grande ouverte, d’où s’échappent des lettres lumineuses sur fond noir, symbolisant l’apparition du langage.

Quelques mots, beaucoup de gestes… et des parents qui s’interrogent. Repères, signes d’alerte et conseils pour accompagner le langage de votre enfant.

Autour de vous, des enfants du même âge font déjà de petites phrases, et le vôtre se contente de quelques mots, ou montre du doigt ce qu’il veut. C’est l’une des inquiétudes les plus fréquentes des parents. Bonne nouvelle : à cet âge, les écarts entre enfants sont importants et beaucoup de « petits parleurs » rattrapent leur retard. Certains signes méritent pourtant d’être repérés tôt. On fait le point.

Le langage, une acquisition qui varie beaucoup d’un enfant à l’autre

Il n’existe pas de calendrier précis : chaque enfant avance à son rythme. Voici des repères moyens, à lire avec souplesse.

•      Vers 12 mois : les premiers mots apparaissent (« papa », « encore », « non »). L’enfant comprend des consignes simples, surtout accompagnées d’un geste.

•      Entre 18 et 24 mois : le vocabulaire s’enrichit, parfois d’un coup. L’enfant pointe du doigt pour montrer ce qui l’intéresse.

•      Vers 2 ans : beaucoup d’enfants commencent à associer deux mots (« papa parti », « encore gâteau »).

•      Vers 3 ans : l’enfant fait de petites phrases et se fait comprendre en grande partie par des personnes extérieures à la famille.

Comprendre compte autant que parler

Avant de compter les mots, observez ce que votre enfant comprend et comment il communique. Est-ce qu’il comprend une demande simple sans geste (« va chercher tes chaussures ») ? Se retourne-t-il quand vous l’appelez ? Montre-t-il du doigt pour partager quelque chose avec vous ? Imite-t-il vos gestes, joue-t-il à « faire semblant » (donner à manger à sa poupée, téléphoner) ?

Un enfant qui comprend bien, qui cherche le regard et qui communique avec ses gestes est un signe rassurant, même s’il parle encore peu.

Ce qui peut expliquer qu’il parle plus tard

•      Son tempérament : certains enfants observent longtemps avant de se lancer.

•      Le bilinguisme : il ne provoque pas de retard durable, mais le vocabulaire se répartit entre deux langues. Comptez les mots dans les deux langues !

•      La fratrie : quand les aînés parlent à sa place, le plus petit a parfois moins besoin de s’exprimer.

•      Les otites à répétition : elles peuvent diminuer l’audition par moments et gêner l’apprentissage des sons.

•      La tétine gardée toute la journée : elle limite les occasions de babiller et de parler.

•      Les écrans : même allumés en fond, ils réduisent les échanges entre l’enfant et l’adulte, essentiels au langage.

Les signes qui doivent amener à consulter

La Haute Autorité de Santé (HAS) indique des signes d’alerte qui justifient d’en parler à un médecin :

•      À 18 mois : aucun mot porteur de sens, pas de babillage.

•      À 24 mois : un langage très pauvre, aucune association de deux mots, ou une compréhension difficile.

•      À tout âge : l’enfant ne réagit pas aux bruits ou à son prénom, pointe peu, regarde peu dans les yeux, n’imite pas et ne joue pas à faire semblant.

•      Une perte : votre enfant ne dit plus des mots qu’il disait, ou perd des compétences acquises. Dans ce cas, consultez sans attendre.

Le premier interlocuteur est votre médecin traitant, votre pédiatre ou la PMI. Il vérifiera d’abord l’audition, puis pourra prescrire un bilan orthophonique si besoin. Consulter tôt, ce n’est pas s’alarmer : si tout va bien, vous serez rassurés ; sinon, un accompagnement précoce est toujours plus efficace.

Comment stimuler le langage au quotidien

•      Mettez des mots sur tout : décrivez ce que vous faites pendant le bain, le repas, les courses.

•      Reformulez sans faire répéter : s’il dit « ato ! », répondez simplement « Oui, c’est un gâteau ! ».

•      Lisez ensemble chaque jour : imagiers, petits livres, histoires du soir. Laissez-le montrer et nommer.

•      Chantez des comptines : le rythme et la répétition aident à retenir les mots.

•      Laissez-lui le temps de répondre et n’anticipez pas tous ses besoins : donnez-lui une raison de demander.

•      Jouez face à face, à sa hauteur : il voit votre bouche et vos expressions.

•      Limitez les écrans : les recommandations actuelles conseillent de les éviter avant 3 ans.

•      Réservez la tétine au sommeil dans la mesure du possible.

Questions fréquentes

Le bilinguisme retarde-t-il le langage ?

Non. Un enfant bilingue peut commencer un peu plus tard ou mélanger les deux langues, c’est normal. Parlez-lui dans la langue où vous êtes le plus à l’aise : c’est la richesse des échanges qui compte.

Faut-il attendre l’entrée à l’école pour consulter ?

Non. Si vous repérez l’un des signes d’alerte, parlez-en dès maintenant à votre médecin. Plus l’accompagnement commence tôt, plus il est efficace.

Mon enfant comprend tout mais parle très peu : est-ce grave ?

Une bonne compréhension est un signe rassurant. Mais si, à 2 ans, il n’associe aucun mot, ou s’il progresse peu dans les mois qui suivent, mieux vaut en parler à un professionnel.

 

Besoin d’en parler ?

Vous vous posez des questions sur le langage de votre enfant ? Sur emy, des orthophonistes, psychomotricien(ne)s, éducatrices de jeunes enfants et psychologues vous écoutent et vous conseillent, par écrit, en visio ou en présentiel. Un premier échange peut vous aider à y voir plus clair et à savoir s’il faut aller plus loin.

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Pour aller plus loin

•      Trouver un orthophoniste ou un expert du langage sur emy

•      Haute Autorité de Santé, signes d’alerte des troubles du langage (2017)

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Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé.

Les urgences médicales ne sont pas prises en charge par emy. En cas d’urgence, appelez immédiatement le 15 ou le 112.

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